Le tabou de la fausse couche, tout ce que j'aurais voulu savoir.
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Fausse couche : Tout ce que j’aurais aimé savoir lorsque ma grossesse s’est arrêtée

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21 novembre 2021

J’ai fait une fausse couche et je ne m’attendais pas du tout à ce que j’allais vivre. Questions sans réponses, douleur physique, émotions contradictoires et tristesse de perdre mon bébé, j’ai eu l’impression de vivre ces étapes seule avec mon conjoint. La faute aux tabous, à ces images édulcorées que l’on nous montre des fausses couches. Il y a quelques semaines, j’aurais aimé lire cet article pour trouver des réponses à toutes les questions que je me suis posées. Quels sont les symptômes ? Est-ce qu’une fausse couche spontanée fait mal ? Quelles sont les étapes médicales après l’arrêt spontané d’une grossesse ? Est-ce qu’on peut retomber enceinte tout de suite après ? Je vous partage mes interrogations et quelques réponses. Si vous l’avez vécu et que vous souhaitez en parler, contactez-moi pour un témoignage gratuit et anonyme qui pourrait aider d’autres parents.

 

Quels sont les symptômes de la fausse couche ?

Les symptômes de la fausse couche dont on parle le plus sont les saignements et les douleurs dans le bas ventre, mais il arrive aussi qu’on ne ressente rien de particulier. Les futures mamans s’aperçoivent parfois de l’arrêt spontané de la grossesse au moment de l’échographie, avant même l’apparition des premiers symptômes.

Le conseil à retenir : Dès les premiers saignements ou si vous ressentez des douleurs, il est important de consulter votre médecin. Une échographie ou une prise de sang pour vérifier votre taux d’hormone de grossesse (bêta HCG) pourra confirmer une fausse couche, ou pas.

Les symptômes courants en fonction du stade de la grossesse

Selon le stade de la grossesse les symptômes peuvent être très différents. Dans le cas d’une fausse couche précoce, c’est à-dire lors des premiers mois de la grossesse, on peut ressentir :

– De fortes douleurs dans le ventre, des crampes.
– Une hémorragie progressive ou brutale et continue.
– Des douleurs dans le bas du dos, diffuses ou constantes.
– L’expulsion par le vagin de tissus brunâtres, de caillots de sang.
– La disparation des signes de la grossesse (dégonflement des seins, arrêt des nausées…).

Après 3 mois de grossesse, on parle de fausse couche tardive et les symptômes peuvent être les mêmes que ceux d’un accouchement : contractions douloureuses et régulières, perte des eaux. Il est important de le confirmer par une échographie et de consulter au moindre doute.

Ce sont les symptômes les plus courants, mais chaque fausse couche est différente et cela ne veut pas dire que vous ressentirez les mêmes. Dans mon cas, la fausse couche est survenue après deux mois de grossesse et je ne devais ressentir que de fortes douleurs dans le ventre d’après ma gynécologue. Pourtant, j’ai eu des contractions régulières et douloureuses deux soirs d’affilés, pendant près de deux heures. Je sais faire la différence, puisque j’ai déjà mené une grossesse à terme. Les contractions que j’ai ressenties étaient les mêmes que celles que j’avais du mal à supporter, pour mon premier accouchement.

Attention aux signes trompeurs de la fausse couche

Les douleurs dans le bas ventre et les saignements sont parfois trompeurs, il ne s’agit pas toujours d’une fausse couche. Une femme peut perdre un peu de sang à la date théorique des règles, lors des premiers mois de la grossesse. Il arrive aussi de saigner un peu après des rapports sexuels ou un toucher vaginal, sans que ce soit inquiétant.

Pour ma première grossesse, j’ai eu mal au ventre dès les premiers jours et des saignements assez importants vers le troisième mois. Je suis allée aux urgences de la maternité et malgré une échographie, le médecin n’a pas trouvé d’où ils venaient. Ils se sont arrêtés rapidement et j’ai finalement mené ma grossesse à terme sans difficulté. Il est donc important de consulter et de ne pas faire de conclusion hâtive.

 

Le témoignage de ma fausse-couche et de mon deuil périnatal.

Comment j’ai appris que je faisais une fausse couche ?

Dans mon cas, ce ne sont pas les saignements et les douleurs qui m’ont alerté en premier, c’est plutôt l’absence de symptômes de grossesse. Je ressentais une sorte d’intuition et je m’étonnais de ne toujours pas avoir de nausées ou d’envies après deux mois de grossesse. J’étais surtout très sceptique après l’échographie de datation, car la gynécologue ne parvenait pas à entendre le cœur de mon bébé. Pourtant, je ne pouvais pas penser totalement à la fausse couche puisqu’elle m’a assuré qu’elle était confiante et qu’il s’agissait juste d’une erreur de date, d’un cycle plus long et d’une gestation plus tardive que prévu.

L’échographie de datation et les pertes marrons

J’ai eu un nouveau rendez-vous de datation quelques semaines plus tard, en radiologie. Quelques jours avant ce fameux rendez-vous, j’ai commencé à avoir des pertes marrons. Je n’ai pas voulu m’inquiéter, car j’ai déjà eu des saignements pour ma première grossesse et que ce n’était pas grave.

Les pertes de sang sont devenues de plus en plus rouges au fil des jours et je refusais d’admettre la vérité, de prendre rendez-vous. J’avais les mots « fausse couche » qui tournaient dans ma tête et je ne voulais pas les affronter.

Finalement, j’ai appelé ma gynécologue pour obtenir une échographie d’urgence et être fixée. C’était un samedi matin, il n’y avait personne dans la salle d’attente et la mine déconfite de la gynécologue m’a tout de suite interpellée. Je lui ai parlé de mes crampes, des saignements et je lui ai dit avec espoir qu’il s’agissait peut-être de « règles anniversaires », elle m’a répondu que ça pouvait être un tas de choses et qu’on allait vérifier ça.

Le développement de l’embryon s’est arrêté

La gynécologue m’a fait une échographie vaginale et a eu du mal à trouver l’embryon. Elle m’a demandé confirmation : « La dernière fois, j’ai bien vu un embryon ? Ce n’était pas une grossesse extra-utérine ?« . Je ne comprenais pas son questionnement. Bien sûr qu’il y avait un embryon… ! J’ai vu son expression embarrassée et j’ai compris.

Elle m’a dit que l’embryon n’évoluait plus, qu’il faisait la même taille que la dernière fois et qu’elle n’était donc pas « confiante ». Comme elle n’était pas certaine que la fausse couche avait bien commencé, elle m’a donné un nouveau rendez-vous trois jours après pour vérifier l’évolution. Dans ma tête, ce n’était pas la peine. C’était m’apporter un nouveau faux espoir, alors qu’on savait toutes les deux que c’était fini.

Finalement la fausse couche a commencé le soir-même, comme si j’attendais d’en être certaine.  J’ai annulé mon rendez-vous et j’ai préféré la vivre naturellement chez moi, autant que possible.

 

Quelle est la prise en charge pour une fausse couche précoce ?

Les fausses couches précoces se déroulent souvent de manière naturelle et ne nécessitent pas de traitement particulier. Votre médecin peut cependant vous proposer un traitement médical si vous ne souhaitez pas attendre l’expulsion spontanée de l’embryon, ou si la fausse couche naturelle n’est pas complète.

Un médicament pour déclencher la fausse couche

Le misoprostol est un médicament qui provoque les contractions et l’ouverture du col de l’utérus. Il peut être proposé pour accélérer la fausse couche naturelle, ou si l’expulsion de l’embryon et du placenta n’est pas complète après une échographie de contrôle. En quelques heures, on ressent une augmentation des crampes abdominales et des saignements vaginaux, puis l’expulsion des tissus intra-utérins.

Ce médicament peut provoquer des effets indésirables : nausées, vomissements, diarrhée, fièvre, frissons, douleurs pelviennes et des saignements vaginaux pouvant durer plusieurs jours.

Le traitement chirurgical de l’arrêt de grossesse

Le traitement chirurgical est réalisé si les saignements sont trop abondants ou en cas d’échec du traitement médical. Vous avez peut-être entendu parler du curetage, qui consiste à racler la muqueuse utérine, mais cette intervention ne doit plus être pratiquée. C’est l’aspiration endo-utérine qui est systématiquement réalisée.

Bon à savoir : Si vous refusez de prendre le traitement médical ou de subir la fausse couche naturelle, le médecin peut vous proposer une intervention chirurgicale.

L’intervention est la même que pour une interruption volontaire de grossesse (IVG). Elle consiste à aspirer les tissus embryonnaires à l’aide d’un tube (une petite pompe) introduit dans la cavité de l’utérus par le vagin. Il est réalisé sous anesthésie générale ou sous péridurale, avec une hospitalisation de jour seulement.

 

Le deuil périnatal de l'arrêt de grossesse, surmonter une fausse couche spontanée.

 

Le déroulement de ma fausse couche

Chaque fausse couche se passe différemment, il est donc difficile de donner un déroulement « typique » de la fausse couche. Je me souviens que j’avais en tête l’image d’une femme pliée en deux, la jupe tâchée, rattrapée soudainement par les douleurs et les saignements. J’étais loin de m’imaginer ce que j’allais vivre ! Je me demandais si toutes les étapes que je subissais étaient normales et je passais mon temps à la recherche de témoignages.

Si je parle du mien aujourd’hui, c’est pour aider celles qui se demandent si ce qu’elles vivent est normal. Bien sûr, ces questions me concernent directement et encore une fois : « Toutes les fausses couches sont différentes« . Si vous avez envie de témoigner (gratuitement et anonymement) pour aider d’autres parents, n’hésitez pas à me contacter.

Est-ce qu’une fausse couche fait mal ?

Ma gynécologue m’avait prévenu que je ressentirais des douleurs un peu plus fortes que les règles. Ayant déjà des règles douloureuses, j’étais inquiète, mais je pensais pouvoir les gérer. Ce n’est pas du tout ce que j’ai vécu et j’aurais aimé être prévenue.

Les premiers jours, je ressentais seulement des crampes de plus en plus fortes qui s’apparentaient aux douleurs des règles. Les deux jours de la vraie fausse couche, de l’expulsion, je ressentais de véritables contractions. Elles étaient plus fortes que celles qui m’ont poussé à me rendre à la maternité pour accoucher de mon fils.

J’ai eu des contractions pendant deux heures, de soir de suite, qui duraient bien une minute et toutes les 2 minutes d’intervalle. Je paniquais, je ne savais pas comment les gérer et je marchais de long en large, soufflant tout l’air de mes poumons et tentant de les accueillir pour moins souffrir.

Les seuls médicaments que la gynécologue m’avaient conseillé était du Doliprane et du Spasfon, qui n’avaient bien sûr aucun effet sur les contractions.

Pour atténuer les douleurs de la fausse-couche , j’ai tenté quelques astuces :

  • Pousser sur les toilettes au moment de la contraction, pour me soulager et expulser le maximum.
  • Prendre des bains chauds pour atténuer les douleurs et me concentrer sur les contractions.

Je ne suis pas certaine que le fait de pousser soit très bon pour le périnée, mais ça me soulageait énormément. J’avais l’impression d’agir sur la douleur, d’être active.

Est-ce qu’on sent ou voit l’embryon ?

Cette étape m’angoissait beaucoup, je ne voulais rien voir pour ne pas garder cette image en tête. Je sais que c’est une des raisons pour lesquelles certaines femmes préfèrent passer par l’étape de la chirurgie, plutôt qu’attendre un travail naturel. Je ne savais pas quelle taille ferait l’œuf que j’allais perdre, si ça se passerait dans les toilettes ou ailleurs, comment j’allais le vivre.

Par chance, la plus grosse expulsion a eu lieu aux toilettes. J’attendais car j’avais des contractions, je me suis mouchée et j’ai senti quelque chose « tomber ». Je n’ai pas cherché à regarder, j’ai tiré la chasse et je me suis concentrée sur le soulagement de l’arrêt des douleurs.

Est-ce qu’on saigne beaucoup ?

Là encore, les saignements de la fausse couche sont très différents d’une femme à l’autre. En faisant des recherches, je me suis aperçue que la plupart du temps les saignements sont abondants sur une courte période. D’autres saignent encore un mois après et attendent désespérément que cette mauvaise expérience se termine. Dans mon cas, la fausse-couche a duré environ 2 semaines avec des saignements tous les jours. J’ai pris rendez-vous pour une échographie de contrôle lorsqu’ils se sont arrêtés.

Quelles sont les causes de la fausse couche ?

Vous venez d’apprendre que vous subissez une fausse couche et votre première question est « Pourquoi ? ». C’est celle que je me suis posée dans le cabinet du gynécologue, alors que ma première échographie me montrait un embryon qui n’avait pas évolué, sans aucune activité cardiaque. Est-ce que c’est ma faute ? Est-ce que je n’ai pas pris assez soin de moi ? Pour ne pas culpabiliser, il est important de savoir qu’il existe de nombreux facteurs de risques. La plupart du temps, il s’agit d’une anomalie que l’on ne peut pas contrôler !

Une anomalie génétique de l’embryon

Il existe différents facteurs de risque, mais la cause la plus fréquente de l’arrêt naturel de la grossesse vient d’une anomalie génétique de l’embryon :

  • Une mauvaise répartition des chromosomes avant ou après la fécondation ;
  • Une malformation du cœur ou du système nerveux.

La fausse couche est alors une conséquence naturelle, l’embryon ne pouvant pas se développer.

Des facteurs environnementaux ou biologiques

Dans d’autres cas, la fausse couche peut être liée à des maladies qui en développent les risques :

– Anomalies du col et de l’utérus (fibromes, polypes, ou encore syndrome des ovaires polykystiques) ;
– Troubles de la circulation sanguine ;
– Maladies de la glande thyroïde,
– Problèmes hormonaux …

Les facteurs externes de fausse couche

Il arrive que certains facteurs indépendants de l’embryon puissent causer une fausse couche :

– Une infection comme la rubéole, toxoplasme ou encore listériose ;
– La prise de médicaments contre-indiqués pendant la grossesse ;
– L’usage de drogue ou la consommation d’alcool ;
– Certains produits chimiques ;
– L’âge de la mère …

Bon à savoir : Le risque de fausse-couche augmente de 12% par cycle à partir de 25 ans et de 50% dès 42 ans.

La recherche de la cause des fausses couches

Lorsque la fausse couche a lieu à l’hôpital avant les 22 semaines d’aménorrhée, une recherche est effectuée en laboratoire pour déceler les causes de la fausse couche. Connaître l’origine de cette dernière peut aider à faire son deuil et avancer, à accepter la perte de son enfant. Dans mon cas, la fausse couche a eu lieu chez moi et je ne saurais jamais si ma fausse couche est liée à une malformation ou un autre facteur. C’est très personnel, mais avoir des réponses m’aurait permis de tourner plus facilement la page.

Important : Après trois fausses couches, une femme peut demander la réalisation d’un bilan et rechercher d’éventuelles causes biologiques de la fausse couche.

Je culpabilise d’avoir fait une fausse couche

Les sentiments que l’on ressent au moment de cette épreuve et après sont très complexes. Je savais au fond de moi que ce n’était pas ma faute, mais je ne pouvais pas m’empêcher de culpabiliser. Est-ce que j’avais trop fait de voitures ? Est-ce que j’ai mangé quelque chose qu’il ne fallait pas ? Ou bien, est-ce que je ne me suis pas assez reposée ? Et si ça venait du stress ?

La vérité, c’est que je n’ai pas de réponse. Je pense que cette culpabilité fait partie de mon deuil. Elle disparaît petit à petit, car je sais au fond de moi que je ne pouvais rien y faire. Je ne voulais pas faire de fausse couche, j’ai pris soin de mon début de grossesse, ce sont des choses qui arrivent. C’est simplement la vie, même quand elle est injuste.

 

Tomber enceinte juste après une fausse couche, faut-il attendre ?

 

Que faire après une fausse couche ?

Après une fausse couche naturelle ou un traitement médicamenteux, une échographie de contrôle est programmée. Elle permet de vérifier que l’expulsion s’est bien déroulée et qu’il ne reste pas de tissus qui pourraient provoquer une infection. Quelques précautions sont à prendre dans la semaine qui suit, comme ne pas utiliser de tampons hygiéniques ou éviter les relations sexuelles, pour limiter le risque infections.

Ce rendez-vous de contrôle vous permet aussi de parler à votre médecin. Une fausse couche entraîne une foule de sentiments contradictoires et parfois difficiles à surmonter. Certaines femmes le vivent mieux que d’autres, mais il est tout à fait normal d’avoir des difficultés à faire votre deuil. Si vous avez besoin d’un soutien psychologique, il ne faut pas hésiter à lui en parler.

 

Tomber enceinte après une fausse couche, faut-il attendre ?

Vous avez peut-être entendu qu’il faut attendre 3 mois, ou au moins un cycle, avant de retomber enceinte ? C’est ce que recommandaient les gynécologues autrefois, mais de nouvelles études prouvent le contraire. En réalité, vous pouvez reprendre les essais de bébé dès que vous vous sentirez prête.

Une grossesse qui suit une fausse couche permet de réduire les risques de complications et de récidive. Vous avez donc plus de chance de mener votre grossesse à terme en recommençant les essais sans attendre !

Cela dépend surtout de votre ressenti. Vous pouvez avoir besoin de temps pour faire votre deuil et aborder la prochaine étape sereinement. Ou au contraire, avoir besoin de tourner la page et vous concentrer sur ce nouveau projet.

 

Que dire à une femme qui vit une fausse couche ?

C’est LA question délicate. Comme beaucoup d’autres, j‘ai eu du mal à parler de ma fausse couche. J’en ai ressenti le besoin pour me libérer, pour faire exister cette petite graine que je ne voulais pas oublier. Les réponses sont souvent maladroites, mais on ne comprend pas tant qu’on ne l’a pas vécu.

Ce n’est pas grave, vous en ferez un autre.
Ce n’était sans doute pas le moment, ce sera pour la prochaine fois.
Tu as peut-être trop attendu entre les deux, c’est normal.
C’est la vie, il faut vite s’y remettre.

Je pense que la bonne réponse, c’est simplement : « Je suis désolée, je suis là pour toi.« . Rien de plus. Parce que oui c’est la vie, oui il y en aura peut-être un autre, mais ça n’enlève pas la douleur et la perte. Je sais que certaines préfèrent vite tourner la page, moi je déteste faire comme si ma citrouille n’avait jamais existé.

 

Comment expliquer la fausse couche à un enfant ?

Mon petit garçon savait qu’il allait être grand frère. Il était heureux et très fier, c’était donc un déchirement de lui annoncer la fin de ma grossesse. Je ne savais pas comment lui dire sans l’inquiéter, sans lui faire de la peine. D’un autre côté, je ne voulais pas lui cacher, car il était capable de sentir notre tristesse.

J’ai choisi de lui dire que la petite graine qu’il y avait dans mon ventre a arrêté de pousser.

Je n’ai pas utilisé les mots « fausse couche » et je ne suis pas rentrée dans les détails pour ne pas lui faire peur. Je lui ai expliqué que ce sont des choses qui arrivent et qu’on ne contrôle pas, que ça ne veut pas dire qu’il n’y aura jamais d’autres bébés. Que c’est triste, qu’il a le droit d’être déçu et que l’on est tristes aussi, mais que la vie continue.

Est-ce que c’est la bonne solution ? Je ne sais pas. Si le sujet vous intéresse, je ferai sans doute un article pour en parler plus en détail et apporter d’autres réponses. C’est la nôtre et elle a bien fonctionné.

 

Vous vous posez d’autres questions sur la fausse couche ? N’hésitez pas à les partager et je tenterais de répondre dans cet article.

 

Les questions que je me suis posée pendant ma fausse couche et les réponses que j'aurais aimé avoir.

 

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Maman Dragore
Bourgogne, France

Je m'appelle Amandine, je suis rédactrice web et maman d'un petit garçon de 7 ans. Passionnée par la maternité et l'univers de l'enfance, je partage avec vous mon quotidien de mère et nos découvertes. Découvrez notre vie de famille recomposée, teintée d'une touche de magie !

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